Vendredi 24 septembre 2010 5 24 /09 /Sep /2010 07:43

J’ai dit “que l’ecriture soit”, et j’ai ecrit. Fin de celibat pour moi, je suis ecroue. J’ai purge ma peine. Motif: Manuscrit volontaire, et victimisation de ma complice de toujours.

Nom: Ecriture. Date de naissance: 21/12/1988. Nationalite: Francaise. Adresse: 18 rue du crane ecervelle. Casier vierge.

Mon proces s’est tenu sans juge, et elle s’est fait justice elle meme.

Oui, l’ecriture c’est comme une femme, suis la elle te fuit, fuis la elle te suit. J’ai bien tente de la corrompre, en vain. Elle reste fidele a ce qu’elle est. Obstine, j’en ai abuse, jusqu’a la violer. Trop fiere, elle ne s’est jamais vraiment vengee, mais m’a simplement condamnee, delectee de son exil. Un prix a payer sans appel, une peine de mort spirituelle. Bonnie sans Clyde, Thelma sans Louise…

Je la voit rire derriere les barreaux imaginaires que forment ses H, mon inspiration ligotee entre le O et le Q. Elle avec la consonance de son vocabulaire, la richesse de son eclectisme, l’ignominie de ses termes. Orphelin de l’art qu’elle developpe parce que j’ai sous estime sa valeur. Son indifference m’a rendu lamentable, au dela de l’inracontable. Elle a fait de moi un bandit de l’alphabet, un malfra du vocabulaire. 1 mois jour pour jour que je suis sous liberte conditionnelle, tentant de reprendre mes habitudes d’etre humain. De vivre avant d’ecrire.

Et la voila donc ce matin, qui debarque a l’improviste sans preavis. Incognito, accent circonflexe en guise de chapeau, sur la pointe des pieds en italique, bronzee, presque noiraude. Pas de fioriture, elle y va franco et n’hesite pas a mettre les points sur les I, ainsi que les barres sur les t.

Maquillee, elle m’allume avec son charme naturelle. Encore mefiante, elle prefere rester cachee, mais m’incite a la faire parler sur ces pages. Pourtant etrangement decontractee, elle s’assoit gentillement a cote de mes neurones, et me supplie de lui apporter de la nicotine ainsi qu’une tasse de café pour la garder eveillee. Je m’excute, et elle s’elance. Elle me fait part de ses vacances de paresseuse. Farniente, et cocotier me dit cette salope epistolaire. Je l’ecris, passionne et son rythme me mene a la baguette, pourvu qu’elle ne se tire pas. J’aimerais lui faire part de tout ses mois sans elle. Rediger le calvaire qu’a engendre son absence, et m’appuyer sur ces facultes pour condenser un resume. Lui raconter ces episodes festivals qu’elle a rate, ces deboires sentimentales qu’elle adorait. Lui rafraichir la memoire, lui expliquer que Scarlett c’est le bon vieux temps, et qu’entre temps Eden, Deborah et Anais ont fait leur apparition. Sans oublier de me faire pardonner de l’avoir brusquee… C’est avec son lot de voyelles et ses paires de consonnes que j’implore sa clemence pour former deux mots qui font que nous ne faisons qu’un : Excuse moi.

Fort heureusement le temps n’est pas au passé, mais aux retrouvailles de l’instant present. Embarasse, mais heureux de m’etre rabiboche je ne peux que lui lacher le célèbre “tu n’as pas change”. Toujours aussi libre et anarchiste, vieille plume. A la fois cynique, realiste, joueuse, legere, etrangere… Sequence emotion lorsqu’elle se saisit de mes doigts pour ecrire ceci: “Je ne vis que par toi, et ta vie est faite pour etre ecrit.”

C’est reciproque, je ne m’enrichie que grace a toi.

En plus de la fortune, tu m’a offert un banquet de femmes. Elles sont a la queue leuleu derriere ma bite, et avalent aussi bien mes mots que mon gland. Mieux, tu m’as sauve de la mievrerie, en echange de l’aigreur meilleur rapport facilite/attraction.

J’ai le sentiment que tu n’es que de passage,  mais ne te fait pas prier pour rester.

Mi casa es tu casa. Reprend tes habitudes, tu connais la maison, mets toi a l’aise. Tu seras contente de voir que je t’ai achete un nouvel ordinateur. 21eme siècle oblige, tu es maintenant a la pointe de la technologie et disposes des meilleurs outils pour t’exprimer. Alors j’insiste, fais comme chez toi. En plus papa et maman te connaissent et louent tes qualities. D’ailleurs tout le monde me demande de tes nouvelles depuis l’an passé, on ne te presente plus. Ton cercle de fans s’est elargie, et ils te reclament. J’ai bien essaye de t’imiter, d’autres de te copier, mais rien ne te remplace. Affronte la rancon de la gloire.

Bref, tu l’as compris vieille plume, on a beaucoup de temps a rattraper toi et moi, alors ne fou pas tout en l’air.

 

Perplexe, elle se complait dans un mutisme et laisse une page blanche.

 

 

 

Enfin elle ponctue.

-"J’ai un projet pour nous m’accorde t-elle, mais il faut aussi que tu payes mon billet ajoute t-elle sourire en coin.

Rejoins moi a l’aeroport je t’expliquerai.

Je suis fatigue, ecrase moi cette cigarette, j’ai besoin de respirer a present.

Bonne nuit et n’oublies pas ton passeport."

Par Danny
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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 03:23

De Eden, à Hais Den, elle en arrive finalement à Help Dan... On décompose le mot, mais on préserve la sonorité, pour aboutir à des initiales... H.D 

Inconcevable. Comme l'harmonie du H qui perd de son sens. Comme le dédain de D, qui marque le pas au profit de sa docilité. 

De toute facon, la vérité c'est qu'Eden est morte depuis 4 mois, mais que Dan refuse de le voir ainsi. Il alimente un blog puérile pour agrémenter sa vie aux frontières du dérisoire. 

A vrai dire Eden n'a jamais véritable existé, et c'est tout à son honneur. L'authentique s'appelle Elodie pour ne pas la nommer, et s'offusque véritablement de l'inconvénient d'être née. Son mal de vivre n'est qu'une supercherie, un trompe l'oeil. Symbole d'une auto-destruction promise à terme. Seule maître à bord de son navire qui chavire. Les femmes et les enfants d'abord. Ne t'en fait pas tu es seule. Lamentable naufragée. 

 

22 juin 2010, le cas Eden est officiellement classé et archivé.

 

Fermeture de session.

 

Dan


Par Danny
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Lundi 10 mai 2010 1 10 /05 /Mai /2010 19:53

C'est une histoire de L.S.D. C'est la combinaison fatale de deux facteurs S et D indispensables à la conception de cette drogue dure. De l'effervescence à la tragédie. Ce binôme là à tout saboté, au prix de multiples expériences. Leur formule est unique, mais universelle. Leur alliage n'a aucun sens, mais la fracture  est révélatrice de l'effet de la drogue dont ils dépendent. Ils sont à l'origine d'une drogue dure excepté le fait qu'elle ne soit pas mortelle, (encore que) : L'amour.

La LSD tout comme l'amour de S et D est "Has Been", enfin au moins pour S.

C'est ici que D raconte S la starlette, la salope, le sacrilège.

Alors, il va dénoncer sa relation avec S. à la faveur d'une haine implacable.

Mais face à la complexité du problème, dans une quête vaine, le sérum semble lui échapper des mains. Triste parallèle entre l'amour et la LSD, une addiction inévitable. 

C'est tragique comme l'anagramme qui parle de lui même, LSD, DSL..

Par Danny
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 20:08

Pour certains ce n'est qu'un nouveau mois, la continuité logique du calendrier. Mais pour Eden il s'agit surtout d'un nouveau cap. Au terme de ce mois de mars morose, elle se félicite d'avoir survécu jusqu'au printemps. Après avoir broyer du noir tout au long de la saison hivernale, elle s'apprête à rire jaune. Agenouillé dans l'herbe du parc Montsouris, elle est l'une des rares qui suffoquent de l'air pur, et qui au contraire s'épanouit au sein de la pollution. Un partenaire officiel de la mort, fidèle accompagnateur de la faucheuse.


Eden et la mort, c'est l'histoire d'une union promise. C'est du moins ce qu'elle ne cesse de revendiquer. La nuit elle rêve de corbillards, et de sanctuaires. Elle catalogue les cimetières les uns après les autres, pour choisir sa destination rêvée. Home sweet home. !


Toujours est t il, que dans le cas présent, elle déjeune à même la verdure. Elle parait croquer la vie à pleine dent, et ce n'est pas un euphémisme que de le dire !

Décor idyllique. Cadre aux faux semblant rurale. Et si elle était aux anges cette fois?

Pourtant rien de plus trompeur, elle déjoue tout les pronostiques. Elle est sur le point de mettre un terme à la partie plus tôt que prévu. Déclare forfait et jette l'éponge.


Mais cette tentative de suicide n'est pas hasardeuse. Eden avait tout planifiée, ce sandwich, et cette cyanure dispersée à l'intérieur. Encore quelques petites secondes, et elle y sera, aux portes de la mort. Sur le point d'entamer sa première (et dernière) bouché, Zorro arrive. J'ai nommée : Un ballon de foot. D'une puissance impressionnante, il a percuté le visage d'Eden pour l'assommer net.

Eden 0 - La Vie 1. 

A terre, et inanimée, elle a évité le pire. On a frôlé la catastrophe. Du poisson au poison d'avril.

Par Danny
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 00:22

Recourir à l'expression créative quelle qu'elle soit c'est renoncer à sa pudeur, et mettre à mal sa timidité, au profit de l'espace public. C'est s'oublier soi même, pour ne justement pas que les autres vous oublie. Les autres ce sont vous, les récepteurs enlisés dans un système glorieux d'anonymat sans risque. C'est justement pour me détacher de ce carcan monotone que je souhaite combiner mon talent à mon public. C'est peut etre un peu présomptueux, voire opportuniste selon toi, mais je crois en mon assurance embrigadée. D'ailleurs, Frederic Beigbeder me l'a assuré et à juste titre. A savoir que, recourir à l'écriture, c'est s'aventurer dans un narcissisme abyssale, et plus grossièrement reconnaître au grand jour, un énorme problème d'ego. Oh oui, ils ont énormément de toupet ces écrivains, dramaturges et autres philosophes ; Désirer publier n'est pas espérer, ni se réconforter, mais rendre le partage prétentieux, et privilégié. C'est en éditant qu'il s'assure que son style est particulier, son histoire singulière, son vocabulaire unique pour témoigner du bien fondé de son oeuvre. Ecrire, c'est se responsabiliser...

Par Danny
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